Pompe d’arrosage : trouver la bonne pompe en 3 questions

Une pompe d’arrosage permet d’arroser avec l’eau d’un récupérateur, d’une citerne ou d’un puits plutôt qu’avec l’eau du réseau. Mais il n’existe pas « une » pompe d’arrosage : il y en a quatre familles, qui ne se remplacent pas l’une l’autre. Prendre la mauvaise, c’est une pompe qui n’aspire pas, qui manque de pression ou qui s’use en une saison.

Bonne nouvelle : trois questions suffisent pour trouver la bonne. D’où vient l’eau ? À quoi va-t-elle servir ? Quels débit et pression faut-il ? Ce guide y répond dans l’ordre, puis vous oriente vers le comparatif qui correspond à votre cas. Il complète notre guide pour bien commencer l’arrosage du jardin.

Quelle pompe pour quelle situation ?

Votre situationLa famille qu’il vous fautPourquoi
Récupérateur d’eau de pluie, citerne hors sol, puits ou rivière à moins de 8 m sous la pompePompe de surfacePosée au sec, simple à installer et à entretenir
Cuve enterrée, puits de plus de 8 m, foragePompe immergéeDescendue dans l’eau, elle pousse au lieu d’aspirer : pas de limite de 8 m
Arrosage programmé, goutte-à-goutte, robinet qui doit « marcher tout seul »Pompe automatique (de surface ou immergée)Elle démarre à l’ouverture d’une vanne et s’arrête à la fermeture
Alimenter la maison ou tout un réseau avec une pression stableSurpresseur ou station de pompageUne pompe, un ballon et un pressostat qui maintiennent la pression
Vider une cave inondée, un bassin, une eau boueusePompe d’évacuationElle accepte les particules, mais n’est pas faite pour arroser

Le reste de ce guide détaille chaque famille. Si votre situation est claire, allez directement à la page qui vous concerne :

La pompe de surface : la plus courante

Elle reste hors de l’eau, à côté de la source, et aspire par un tuyau muni d’une crépine. C’est le choix le plus répandu pour arroser depuis un récupérateur ou une citerne : facile à installer, à déplacer et à hiverner.

Sa limite est physique : elle ne peut pas aspirer l’eau à plus de 8 mètres sous elle, car c’est la pression atmosphérique qui fait monter l’eau dans le tuyau, quelle que soit la puissance du moteur. Les modèles monocellulaires (une turbine) suffisent pour un petit jardin ; les multicellulaires (plusieurs turbines en série) tiennent une pression élevée pour un grand terrain, une pente ou plusieurs arroseurs. Pour comprendre son fonctionnement en détail, lisez comment fonctionne une pompe de surface.

La pompe immergée : pour les sources profondes

Elle est descendue directement dans l’eau, suspendue à une corde ou un câble, et pousse l’eau vers le haut au lieu de l’aspirer. Elle n’a donc pas la limite des 8 mètres : c’est la seule solution pour un puits profond ou un forage, et la plus pratique pour une cuve enterrée. Elle est aussi plus silencieuse, puisque l’eau étouffe son bruit.

On la choisit d’abord sur sa hauteur manométrique (HMT), qui doit dépasser la hauteur totale à vaincre, et sur son diamètre, qui doit passer dans le tubage d’un forage. Elle s’installe à 1 à 2 mètres au-dessus du fond d’un puits pour ne pas aspirer les boues. Tous les détails sont dans notre article sur le fonctionnement et l’installation d’une pompe immergée.

La pompe automatique : quand l’arrosage doit se déclencher seul

Ce n’est pas une famille à part, mais une fonction ajoutée à une pompe de surface ou immergée. Un pressostat ou une électronique détecte la baisse de pression quand vous ouvrez un robinet ou quand un programmateur ouvre une vanne : la pompe démarre, puis s’arrête dès que tout est fermé. C’est indispensable pour un arrosage programmé, et confortable pour un usage au robinet. Pour concevoir tout le réseau, voyez notre guide du système d’arrosage automatique.

Le goutte-à-goutte demande une attention particulière : il consomme si peu qu’une pompe automatique ordinaire risque de démarrer et de s’arrêter sans cesse, ce qui l’use. Choisissez un modèle qui gère les petits débits, ou ajoutez un ballon, et posez un réducteur de pression en tête du réseau. Le détail est dans notre guide pour choisir sa pompe selon son besoin.

Le surpresseur et la station de pompage : une pression stable partout

Quand l’eau d’un puits ou d’une cuve doit alimenter plusieurs points à la fois, un circuit d’arrosage enterré ou des usages dans la maison, une simple pompe ne suffit plus : la pression varie à chaque ouverture de robinet et la pompe démarre sans arrêt. C’est le rôle du surpresseur, aussi appelé groupe de surpression ou station de pompage.

Il associe trois éléments :

  • une pompe, souvent de surface et multicellulaire, en inox ;
  • un ballon à vessie, qui stocke quelques litres d’eau sous pression : il fournit les petits puisages sans faire démarrer la pompe, ce qui lui évite de s’user en démarrages à répétition ;
  • un pressostat, qui démarre la pompe quand la pression descend sous un seuil et l’arrête quand elle remonte.

Résultat : une pression régulière au robinet et à l’arroseur, quel que soit le nombre de points ouverts. Le surpresseur sert aussi à augmenter la pression d’une eau qui arrive trop faible. Si vous envisagez de le brancher sur l’eau de ville et non sur un puits ou une cuve, renseignez-vous d’abord auprès de votre service d’eau. Dans tous les cas, un modèle à ballon intégré et protection contre la marche à sec est le plus simple à installer.

1
Gardena Station de pompage 5000/5E LCD Comfort : pompe domestique, économie d'énergie, débit 5 000 l/h, moteur 1 300 W avec protection thermique, protection contre la marche à sec (1759-20)
Gardena

Gardena Station de pompage 5000/5E LCD Comfort : pompe domestique, économie d'énergie, débit 5 000 l/h, moteur 1 300 W avec protection thermique, protection contre la marche à sec (1759-20)

2
Gardena Kit smart Pressure Pump : station de pompage à commande par app/tablette, avec passerelle smart Gateway, débit 5 000 l/h, protection contre le fonctionnement à sec, joint céramique (19106-20)
Gardena

Gardena Kit smart Pressure Pump : station de pompage à commande par app/tablette, avec passerelle smart Gateway, débit 5 000 l/h, protection contre le fonctionnement à sec, joint céramique (19106-20)

3
Gardena smart Pressure Pump : station de pompage, contrôlable via app, débit 5 000 l/h, sans entretien, pré-filtre intégré, hauteur d’aspiration max. 8 m, protection contre la marche à sec (19080-20)
Gardena

Gardena smart Pressure Pump : station de pompage, contrôlable via app, débit 5 000 l/h, sans entretien, pré-filtre intégré, hauteur d’aspiration max. 8 m, protection contre la marche à sec (19080-20)

Gardena Pompe de jardin 3000/4, Basic Set : Pour arrosage avec unité d'aspiration 3,5 m & Filtre anti sable 3000 l/h : filtre efficace pour les pompes de jardin et les stations de pompage
Gardena

Gardena Pompe de jardin 3000/4, Basic Set : Pour arrosage avec unité d'aspiration 3,5 m & Filtre anti sable 3000 l/h : filtre efficace pour les pompes de jardin et les stations de pompage

metabo HWW 6000/25 Inox, Station de Pompage Domestique 1300 W, 6000 l/h
metabo

metabo HWW 6000/25 Inox, Station de Pompage Domestique 1300 W, 6000 l/h

Dimensionner sa pompe : débit, hauteur et tuyau

Le débit selon la surface et l’arrosage

JardinDébit indicatifPuissance indicative (surface)
Petit (moins de 100 m²)3 000 à 3 600 L/henviron 600 W
Moyen (100 à 500 m²)3 500 à 4 500 L/h650 à 1 000 W
Grand (plus de 500 m²)5 000 L/h et plus1 100 W et plus

Ces repères sont des ordres de grandeur. Ce que vous branchez en sortie compte autant que la surface : un goutte-à-goutte se contente du bas de la fourchette, plusieurs arroseurs oscillants ou rotatifs en demandent le haut.

La hauteur à vaincre

La hauteur manométrique additionne la profondeur d’où l’eau remonte, le dénivelé jusqu’au point d’arrosage le plus haut, les pertes dans le tuyau et la pression voulue à l’arroseur, sachant qu’1 bar correspond à environ 10 mètres. Exemple : eau à 4 m sous la pompe, jardin en pente de 3 m, une quarantaine de mètres de tuyau (environ 4 m de pertes) et 2,5 bars à l’arroseur (25 m) donnent environ 36 m. Choisissez une pompe dont la hauteur maximale dépasse nettement ce chiffre : son débit chute quand elle approche de sa limite.

Le diamètre du tuyau

Un tuyau trop fin bride une bonne pompe et augmente les pertes. Pour mesurer le débit de votre robinet ou de votre pompe avec un simple seau, et trouver le diamètre de tuyau qui va avec, utilisez notre calculateur de débit et de diamètre de tuyau.

Ce que dit la réglementation

  • Un puits ou un forage domestique se déclare en mairie, au moins un mois avant les travaux, ou après coup pour un ouvrage existant jamais déclaré : c’est l’article L2224-9 du Code général des collectivités territoriales. La déclaration est gratuite.
  • L’eau de pluie s’utilise librement pour arroser. À l’intérieur de la maison, ses usages sont limités et encadrés par l’arrêté du 21 août 2008 : évacuation des toilettes, lavage des sols et, sous conditions, du linge, avec un réseau séparé et repéré, sans aucune connexion possible avec l’eau potable.

Et pour vider une cave ou un bassin ?

C’est une autre famille : la pompe d’évacuation, pour eaux claires ou chargées, accepte des particules qu’une pompe d’arrosage ne supporterait pas, mais elle ne tient pas la pression nécessaire à un arroseur. Notre guide explique comment choisir une pompe d’évacuation.

Questions fréquentes

Quelle pompe pour un récupérateur d'eau de pluie de 1 000 litres ?

Une petite pompe de surface ou une pompe immergée pour récupérateur, de 3 000 à 4 000 L/h, suffit largement. Gardez en tête que la réserve se vide vite : à 4 000 L/h, une cuve de 1 000 litres est épuisée en un quart d’heure. Il est donc inutile de payer un gros débit. Privilégiez plutôt une protection contre la marche à sec, un filtre à l’aspiration et, si vous arrosez au goutte-à-goutte, un modèle qui gère les petits débits.

Quelle puissance électrique prévoir pour une pompe d'arrosage ?

Une pompe d’arrosage de surface consomme en général de 600 à 1 300 W, davantage pour les modèles multicellulaires et les stations de pompage. Une prise standard suffit, mais branchez-la sur une prise extérieure dédiée, protégée par un différentiel 30 mA, ou sur une rallonge de section suffisante : une rallonge longue et fine fait chuter la tension au démarrage et fatigue le moteur. Une pompe immergée demande en plus un câble prévu pour l’immersion, fourni avec l’appareil.