
Nous allons voir ensemble dans cet article quels sont les parasites et les maladies les plus communs s’attaquant à l’olivier.
Néanmoins, aucun parasite n’est létal pour votre olivier et il est intéressant de noter que plus l’arbre est âgé, moins il est fragile à ces attaques.
Une première chose importante est que, vous le verrez dans la suite de cet article, un traitement préventif à la bouillie bordelaise est souvent une réponse suffisante pour empêcher la survenue des parasites et des maladies de l’olivier.
Pratiquez ce traitement préventif à l’automne et en mars (grosso modo après la chute des feuilles et avant l’arrivée du printemps).
N’hésitez pas à faire deux à trois pulvérisations espacées d’une quinzaine de jours si l’humidité est importante. Il est cependant essentiel de suivre scrupuleusement les indications du fabricant.
La verticilose
Il s’agit d’un champignon microscopique qui se propage dans l’arbre par les racines à l’aide de la sève. Les bois de l’année se dessèchent, de même que les fleurs, les feuilles et les fruits qui ne vont pas tomber pas tout de suite. Ce champignon se transmet à l’olivier à cause des entailles faites par l’Homme dans les racines et est souvent remarqué uniquement chez les jeunes plants trop entretenus.
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Le cycloconium
Cette maladie est due à un excès d’eau (voir arrosage de l’olivier). L’arbre développe alors des tâches brunes ou jaunes auréolées sur les feuilles.Il convient alors de supprimer les rameaux malades. Elle se traite également à titre préventif à l’aide de bouillie bordelaise.
La fumagine
Cette maladie se caractérise par une poussière noire qui envahit à la fois les feuilles et les bois.Il faut alors tailler drastiquement votre olivier et lavez la charpente et le tronc avec du savon de Marseille (pour éliminer la poussière). Elle se traite également à titre préventif à l’aide de bouillie bordelaise.
La cochenille
Ce nuisible est malheureusement connu de nos amis jardiniers. Il va sucer la sève de l’olivier. La cochenille se repère par la présence de multiples petites « tâches » noires pullulant sur les feuilles et les branches, et apparait lorsqu’il fait chaud et humide.
La cochenille produit en sus un suc, le miellat, qui favorise la fumagine. Des insecticides existent mais elle se traite également à titre préventif à l’aide de bouillie bordelaise.
La mouche de l’olivier
Cet insecte se développe à l’intérieur même des olives dans lequel il pond ses oeufs, courant juillet. Une larve s’y développe alors et creuse l’olive avant de s’échapper par un trou. Les olives infectées vont s’oxyder très vite et seront mauvaises pour la production d’une huile saine. Un traitement chimique est alors nécessaire.
Le neiroun
Cet insecte s’attaque à l’écorce de l’olivier dans laquelle il creuse des galeries. Sa présence est aisément identifiable aux amas de sciure qu’il laisse. Il convient alors de tailler l’olivier, a minima les rameaux atteints. Sa présence reste assez rare et principalement limitée aux arbres affaiblis.
La teigne
Ce papillon ronge les feuilles, les fleurs et les fruits de l’olivier tout au long de sa croissance, du début du printemps à l’été. Il peut être intéressante de traiter préventivement en mars avec de l’insecticide.
La psylle
Ces larves se nourrissent de la sève de l’olivier et sécrètent une matière blanche cotonneuse. Cet insecte est sans danger pour l’olivier, néanmoins le miellat cotonneux sécrété peut lui favoriser un développement de fumagine.


